Thématique de l'édition 2020-2021 du concours

« Esclavage et traites : des crimes contre l’humanité ».


« Le 10 mai 2001 était adoptée au Parlement la loi Taubira tendant à la reconnaissance des traites et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité. À l’occasion du 20ème anniversaire de cette loi en mai 2021, le thème annuel du concours s’intitule : « Esclavage et traites, des crimes contre l’humanité ».

La notion de « crime contre l’humanité » amène à s’interroger avec les élèves sur ce qu’a recouvert et ce que recouvre aujourd’hui le terme même d’humanité, en quoi les traites et l’esclavage en sont une négation, et comment le crime d’esclavage s’inscrit dans l’histoire des crimes de masse. Posée pour la première fois en 1945 par le statut du Tribunal militaire international de Nuremberg, la définition juridique de « crime contre l’humanité » est déclinée en 1998 par le Statut de Rome de la Cour pénale internationale dans son article 7. Trois axes de cette définition caractérisent les crimes des traites et de l’esclavage :

- la réduction en esclavage et la privation de liberté physique ;
- la déportation ou le transfert forcé de population ;
- les actes inhumains causant de grandes souffrances ou atteintes graves à la santé physique et mentale.

Le projet de classe devra s’inscrire dans l’un de ces trois axes de la thématique. Pour mener et nourrir cette réflexion, les projets peuvent articuler et croiser plusieurs approches :

- Histoire : les procédés de déshumanisation visant à la négation de l’être humain dans la réduction en esclavage et dans les traites ; la nécessaire affirmation de cette humanité au cœur de la lutte pour leurs abolitions ; la diversité des formes de résistances à la traite et l’esclavage ; l’esclavage et la traite et la notion de crime contre l’humanité.

- Culture : les manifestations et héritages artistiques, culturels, humains liés à la dénonciation de ces crimes, et à l’affirmation de leur humanité par les personnes réduites en esclavage.

- Citoyenneté : les formes contemporaines de traite des êtres humains et d’esclavage, et l’engagement contre celles-ci, sur le plan associatif comme sur le plan juridique.

Les travaux peuvent sortir du contexte socio-historique français et s’intéresser à d’autres régions du monde. »

 

 

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